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 Un petit coin de paradis au détour d'une ruelle |Heiji Otani|

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Ayane Komatsu
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MessageSujet: Un petit coin de paradis au détour d'une ruelle |Heiji Otani|   Ven 26 Aoû - 17:32


 
Un petit coin de paradis au détour d'une ruelle

Avec Heiji Otani

Le soleil tapait vraiment fort dehors. L’été s’était clairement installé sur Kyoto et Ayane comptait bien profiter de ces quelques jours de vacances scolaires pour faire un petit tour en ville. Elle avait grandi ici et connaissait tous les coins et recoins de Kyoto. Elle aimait profondément cette ville et ne se voyait pour rien au monde la quitter. Il fallait dire qu’elle avait tout ce qui comptait pour elle non loin de Nadakai, là où elle travaillait : sa mère et sa sœur dans un petit appartement du quartier résidentiel. Ce fut donc son point de départ pour cette matinée ensoleillée. Vu la chaleur qui était annoncée pour l’après-midi, il valait mieux sortir le matin et ne pas trop s’exposer après avoir déjeuné. Vêtue d’une robe sans manches d’un violet assez pâle lui tombant juste sous les genoux, dont le bas était agrémenté de dentelle blanche, ainsi que de ballerines blanches, la jeune femme plaça un serre-tête assez large dans ses cheveux qu’elle décida de laisser détachés. Ils retombaient donc en une jolie cascade bouclée jusqu’au bas de son dos.

Attrapant son petit sac en bandoulière blanc, juste assez grand pour y glisser son portefeuille, son téléphone, ainsi que son habituel carnet et quelques crayons pour y écrire, elle quitta son appartement après avoir embêté un peu sa sœur qui lui avait fait remarquer qu’elle était bien trop mignonne dans cette tenue pour simplement aller faire des courses, sous-entendant par là qu’elle ne pouvait que se rendre à un rendez-vous amoureux. Ayane soupira en refermant la porte derrière elle et en empruntant les escaliers pour sortir dans la rue. Elle n’avait jamais eu aucun rendez-vous amoureux et elle avait déjà 21 ans. C’était un peu triste, mais elle s’y faisait. Elle n’avait pas besoin de petit-ami du moment qu’elle avait sa famille auprès d’elle. Et de toute façon, qui voudrait bien sortir avec une handicapée comme elle ? Secouant la tête pour chasser ces mauvaises pensées, Ayane serra un peu plus la bandoulière de son sac avec ses deux mains alors qu’elle marchait dans la rue, prenant bien soin de baisser la tête, comme si elle pensait pouvoir se rendre invisible de cette façon.

La jeune femme avait beau être très féminine et vraiment mignonne, elle n’aimait pas qu’on la remarque et faisait tout pour disparaître. Elle n’optait que pour des tenues aux couleurs pâles afin de ne pas trop attirer le regard et se faisait aussi petite que possible quand elle n’était pas chez elle ou même à son travail, les deux endroits où elle se sentait vraiment à l’aise. Tournant à droite, à gauche puis encore à droite, la demoiselle se retrouva bien vite vers l’endroit de toutes ses convoitises : une petite boutique minuscule perdue dans des petites rues où personne ne passait jamais. Il fallait vraiment avoir l’œil pour ne pas passer à côté de ce magasin qui recelait pourtant tout un tas de livres plus merveilleux les uns que les autres. Pour Ayane qui était une grande dévoreuse de livre, cette boutique s’apparentait vraiment à un petit coin de paradis, surtout que le gérant la connaissait depuis qu’elle était toute petite. Elle avait même fait quelques heures de boulot dans cette librairie lors d’évènements que le propriétaire avait organisés. C’était un peu comme sa deuxième maison finalement.

Passant la porte et saluant d’un signe de tête, le tout accompagné d’un grand sourire radieux, le propriétaire du magasin qui lui répondit par le même sourire et un petit signe de la main, la jeune femme se perdit dans les petites allées bordées de bibliothèques immenses allant jusqu’au plafond, donc toutes les étagères regorgeaient de livres en tout genre. Après près de deux heures à fouiller toutes les étagères de la boutique, la jeune femme se présenta à la caisse avec pas moins d’une douzaine d’ouvrages assez épais, allant de la fantaisie aux histoires vraies. Après avoir payé, le gérant lui proposa de lui donner un sac pour y mettre tous ses achats, mais au moment de se pencher pour sortir un sachet en papier, il se rendit compte qu’il n’en avait plus aucun. Ayane lui sourit tendrement en agitant la tête de gauche à droite pour lui dire que ce n’était pas grave et qu’elle allait se débrouiller comme ça. Aidée du vieux monsieur, elle cala la pile de livres dans ses bras, les retenant avec son menton pour ne pas risquer d’en perdre un en chemin.

Sortant du magasin, toute heureuse de ses trouvailles et s’imaginant déjà en train de les dévorer sur le parquet de son salon près de la fenêtre en sirotant un bon smoothie rafraîchissant, Ayane percuta quelqu’un qui avait le regard fixé sur son téléphone portable et qui ne l’avait donc pas vue. Résultat, tous ses livres s’éparpillèrent sur le sol. Quand la personne qui l’avait percutée la regarda et lui lança qu’elle pouvait faire plus attention en marchant, Ayane paniqua un peu. Elle avait compris ce qu’on lui disait mais ne pouvait pas s’excuser aussi rapidement que l’aurait fait une personne qui pouvait parler. Elle ouvrit la bouche et mima un « Excusez-moi, je suis terriblement désolée » avec ses lèvres. Visiblement assez remontée, cette personne la fixa comme une bête de foire, ne comprenant pas pourquoi elle ne lui répondait pas clairement et plus fort. Il lui lança qu’elle était vraiment impolie de ne pas s’excuser et il partit.

Il n’avait pas compris. Ayane baissa les yeux et regarda tous ses livres éparpillés sur le trottoir. Elle se moquait bien qu’on ait pu dire du mal d’elle. Tout ce qui l’importait, c’était que ses livres ne soient pas abîmés. Elle était habituée à être la cible de moqueries ou même d’actes de méchanceté gratuite. Ce n’était pas grave. Il ne fallait pas qu’elle y pense. Ravalant ses larmes, elle commença donc à rassembler ses livres, assise sur le sol, la tête baissée et le visage caché par ses cheveux.
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Heiji Otani


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MessageSujet: Re: Un petit coin de paradis au détour d'une ruelle |Heiji Otani|   Mer 28 Sep - 18:33


La meilleure période de l'année pour Heiji. C'était l'été. C'était les vacances. Elles étaient longues et c'était pour cela qu'elle avait pu venir. Pour la première depuis qu'il était partit de la maison pour ses études, il faut dire qu'il était majeur maintenant. Cela simplifiait beaucoup de choses, et cela allait autant à lui-même qu'à ses parents. Tout l'été en compagnie de sa petite sœur Ami. La seule personne chère à son cœur. Ou presque. Il y avait Hoshi maintenant. Mais c'était une relation différente et même compliquée à expliquer.

Donc Ami passait toutes les vacances d'été à sa charge, pour son plus grand bonheur. Il ne cessait de se dire qu'elle grandissait vite, elle avait déjà 8 ans ! Il avait un peu peur de la voir grandir au fond. Peur qu'elle découvre ce monde dans lequel ils vivaient, peur qu'elle se rende compte de la réalité, peur qu'elle fasse de mauvaises rencontres, peur qu'elle soit blessée mentalement ou physiquement. Pire qu'une mère poule, il était un frère ultra protecteur.

C'était la première fois qu'il l'avait officiellement à sa charge, et aussi longtemps sans personne autour, mais il ne s'en lassait pas, sans doute ne s'en lasserait-il jamais. Il l'aimait trop pour ça. Il aimait voir ses yeux bridés noisettes se plisser d'un air rieur. Il aimait lorsqu'elle passait sa main dans ses cheveux pour tenter infructueusement de les mettre derrière son oreille lorsqu'ils la gênaient. Mais ses cheveux lisses glissaient. Alors elle lui demandait de les attacher et dans un sourire il s'exécutait.

Depuis qu'elle était arrivée, ils sortaient tous les jours ou presque. Il y avait toujours plus ou moins une activité du jour. Aujourd'hui il s'agissait d'une ballade dans le centre-ville, et puis il lui avait promis que pour le goûter il lui acheterait une glace. Elle lui avait demandé si elle pourrait avoir une vanille-fraise. Il avait sourit, puis acquiesser en lui touchant les cheveux avec tendresse.
Ils étaient donc sortis. Pas de grasse matinée. La petite se réveillait toujours vers huit heures le matin. Mais il s'était habitué. Couchés tôt, levés tôt.
Il vit cette petite rue qu'Ami lui pointait du doigt. Elle voulait aller là. Parce que ça avait l'air rigolo avait-elle dit. N'y voyant pas d'inconvénient ils s'étaient alors aventurés dans la ruelle d'un pas léger. Il faisait plutôt sombre avec ces grand immeubles qui les entourait. Brusquement Ami lâcha la main qui tenait son frère et partit en trottinant.


Ami ! Où vas-tu comme ça ?! Ami!

Mais la petite n'en faisait qu'à sa tête. Elle ne prit même pas la peine de se retourner. Heiji partit à sa suite, la rattrapant rapidement. Il vit alors que sa sœur s'était arrêtée tout prêt d'une jeune femme. Par terre il pouvait voir de nombreux livres éparpillés autour de la demoiselle, qui avait la tête baissée et dont les cheveux cachaient le visage. Ami toucha alors avec douceur la tête de cette inconnue et lui dit de sa petite voix d'enfant:

Ca va madame ? Vous avez l'air tout triste...et moi j'aimerais bien avoir d'aussi jolis cheveux quand je serais grande!

L'art des enfants de passer du coq à l'âne ! Heiji prit alors la main d'Ami et la fit reculer d'un air peu content, il commença à parler en serrant les dents :

Ami ! Qu'est-ce que tu fais ?! On importune pas les gens comme ça !
Vraiment excusez-nous mademoiselle...


Mais Onee-chan, regarde comme elle a l'air triste la dame. Et tous ses livres ils sont par terre, boum tombés ! Je le sais parce que j'ai vu le monsieur lui taper dedans ! Il avait l'air pas gentil et il a même pas aidé ! C'est pas gentil ça ! Il faut réparer quand on fait une bêtise.

Heiji n'eut le temps de rien faire ou dire, que déjà la petite s'était détachée de lui et tenta de prendre un livre, c'était grand, gros et lourd. Elle souffla et rougit sous l'effort qu'elle faisait puis elle tendit ses petits bras vers la jeune femme et dans un large sourire dit:

Tenez madame, c'est votre livre ! Il est gros dis donc ! Ca veut dire, je suis sûre, que vous aimez lire ! Vous devez être très intelligente aussi parce que moi je sais que les gens intelligents ils ont plein de livres.

Le métisse regardait sa benjamine faire son numéro, il était médusée par son attitude. Pas que c'était extrêmement étonnant, mais quand même quel sacré numéro celle-là ! Suivant l'attitude de sa sœur, sans trop savoir pourquoi, lui le grand mystérieux au regard glacial, il ramassa à son tour quelques livres qu'il tendit à le jeune femme en ajoutant d'un air presque aimable:

Maintenant qu'elle a ça en tête, impossible de la faire changer d'avis...

Tout en ramassant les livres il se rendit compte du nombre importants, et de la lourdeur que ça devait être alors étonné il ajouta :

Mais vous allez à porter tout cela ?

Puisqu'Ami était là, il était plus amical et avenant qu'à l'ordinaire, lui le loup solitaire...

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Ayane Komatsu
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MessageSujet: Re: Un petit coin de paradis au détour d'une ruelle |Heiji Otani|   Mer 19 Oct - 16:54


 
Un petit coin de paradis au détour d'une ruelle

Avec Heiji Otani
Même si Ayane se disait être habituée à toute cette méchanceté gratuite, elle ne pouvait pas nier au fond d’elle que ça ne la touchait pas. C’était difficile, elle avait subi ça toute sa vie, et on ne pouvait malheureusement jamais s’y habituer. Fixant ses livres éparpillés sur le sol, les yeux humides, la demoiselle entreprit de les ramasser. Perdue dans sa bulle de silence, elle n’entendit pas qu’on approchait d’elle. Ce n’est que lorsqu’elle sentit un contact sur le haut de sa tête qu’elle sursauta, regardant avec de grands yeux la personne qui l’avait touchée. Une petite fille ? Celle-ci lui lança des paroles, son visage exprimant parfaitement ces mots qu’Ayane ne pouvait presque pas entendre. Elle avait saisi quelques bribes, sa surprise l’ayant empêchée de se concentrer suffisamment pour pouvoir lire sur les lèvres de l’enfant. Et puis, il fallait dire que même si lire sur les lèvres était un exercice difficile, le faire avec des enfants l’était plus encore ! Passant le dos de sa main sur ses yeux pour chasser les quelques larmes qui avaient manqué de couler, Ayane releva la tête pour esquisser un sourire un peu maladroit, quand soudain la petite fut tirée en arrière.

Ses yeux se posèrent alors sur un jeune homme qui semblait assez mécontent du comportement de la fillette. Son visage un peu fâché se tourna alors vers Ayane pour prendre un air désolé. Il avait l’air de s’excuser auprès de la Japonaise pour le comportement qu’avait eu la petite fille. Et rien qu’à les voir tous les deux, on pouvait facilement deviner qu’ils étaient frère et sœur. Ce susceptible lien permit à Ayane de sourire plus sincèrement, chassant ainsi les pensées obscures qui avaient pu pointer leur nez suite à l’incident qui l’avait précipitée au sol. La petite parlait vite et Ayane avait énormément de mal à saisir tout ce qu’elle pouvait dire, mais elle avait visiblement envie de l’aider puisqu’elle s’était détachée de son frère pour venir l’aider à ramasser ses livres. Elle était terriblement adorable cette petite !

Ayane lui sourit tendrement alors qu’elle attrapait le plus gros des ouvrages qu'elle avait acheté des mains de l’enfant qui avait rougi sous l’effort, celle-ci reprenant la parole. Cette fois, en se concentrant bien, la Japonaise put comprendre ce qu’on lui disait et elle ne put s’empêcher de faire mine de rire, mettant la main devant sa bouche. Elle n’osait jamais vraiment rire, tout simplement parce qu’elle ne s’entendait pas, mais aussi parce que sa voix était affreusement bizarre à cause de son handicap. Elle ne voulait surtout pas effrayer cette adorable fillette ! Ayane pencha la tête pour remercier la petite fille alors que son frère se penchait à son tour pour l’aider. Vu qu’il prenait lui aussi la parole pour lui poser une question, la Japonaise était un peu coincée, elle se devait de lui répondre quand même ! Et puis, il fallait bien qu’elle remercie cette adorable petite ! Elle déposa ses livres en pile à côté d’elle et fouilla son sac pour attraper son carnet et un crayon, grattant très rapidement quelques mots à l’adresse de ses deux interlocuteurs.

« Merci ! Merci beaucoup pour votre aide à tous les deux, c’est vraiment très gentil ! »

Elle tourna son carnet vers les deux frère et sœur et passa ses cheveux derrière son oreille afin de montrer, principalement au grand frère, son appareil auditif afin de lui faire comprendre que si elle ne répondait pas de vive voix, c’était qu’elle en était dans l’impossibilité. Reprenant son carnet, elle gratta quelques mots à l’adresse de la petite.

« Je ne sais pas si on peut dire que je suis intelligente parce que j’ai beaucoup de livres, mais tu as raison : j’adore énormément lire ! Et je suis sûre que toi aussi tu auras de superbes cheveux quand tu seras plus grande, ils sont déjà très beaux ! »

Ayane s’était souvenue de ce qu’elle avait entendu au tout début des longues tirades de la demoiselle. Il lui restait encore à répondre au grand-frère pour sa dernière question.

« J’habite à quelques rues d’ici, ça devrait aller. On ne dirait pas comme ça, mais j’ai un peu de muscles ! Je ne veux pas vous déranger à porter mes livres, mais est-ce qu’il serait possible que vous m’accordiez quand même un peu de temps afin que je puisse vous remercier tous les deux comme il se doit pour votre aide ? Une glace vous conviendrait ? »

Ayane ne comptait pas leur faire porter ses livres, c’était elle qui avait voulu en acheter autant après tout ! Par contre, elle espérait que le grand-frère allait accepter sa requête. S’ils allaient tous ensemble jusqu’à chez elle pour qu’elle dépose ses livres, elle pourrait ensuite les inviter à manger un petit quelque chose à quelques rues de là !
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MessageSujet: Re: Un petit coin de paradis au détour d'une ruelle |Heiji Otani|   Mer 30 Nov - 23:42


En se levant ce matin-là, Heiji n'avait absolument aucune idée de la rencontre qu'il allait faire ce jour-là. Une rencontre d'apparence anodine mais qui ne l'était pas pour lui.

Ami et le jeune homme se retrouvait donc à aider cette jeune femme dont les livres étaient éparpillés sur le sol, la petite disait avoir vu un homme la bousculer et ne pas essayer de l'aider à la suite. Et comme la petite avait bon cœur elle avait tenue à aider cette inconnue. Aux yeux d'Heiji, Ami était la petit fille la plus adorable du monde mais on ne pouvait pas dire qu'il était très neutre. Cependant elle avait parfois des attitudes qu'il n'arrivait pas vraiment à comprendre, il faut dire qu'ils étaient très opposés tous les deux niveau caractère...

Ami attendait la réponse de la demoiselle qui tardait à venir, elle ne comprenait pas, pourquoi ne parlait-elle pas ? Elle ne les aimait pas ? Heiji qui avait les pieds plus sur terre, n'était pas plus offensé que cela, on se faire rarement aborder de la sorte en général dans la vie.
Forcément Ami avait décidé qu'elle prendrait le plus gros et lourd de tous les livres, sinon ce n'était pas drôle! Heiji la laissa faire, il savait qu'autrement elle aurait rechigner, elle voulait faire toute seule, comme une grande.

Et puis après une phrase d'Heiji, la jeune femme posa ses livres empilés sur le sol, pour sortir un carnet de son sac, et se mit à écrire. Heiji se figea aussitôt. Il avait deviné. Serait-elle... ? Elle leur écrit une première phrase qu'elle leur montra. Le cœur du garçon manqua de rater un battement. Comment était-ce possible ?...Il y avait peu de choses qui touchait Heiji, vraiment très peu de choses. Mais il connaissait ce symptôme plutôt bien maintenant. Elle était comme Hoshi. Elle était sourde-muette comme Hoshi...Pour des raisons différentes, espérons moins tragiques, mais elle fonctionnait de la même manière. Cet aspect de cette inconnue, toucha aussitôt le métisse.
Ami, elle, de son côté ne comprenait pas grand chose. Elle avait d'abord été surprise, d'autant plus lorsqu'elle avait découverte la tête de son frère, lui qui était si froid avec les autres gens d'habitude. Puis soudainement excitée, elle tira sur la manche de son frère:


Onee-chan ! Je vais lire ! Laisse je lis !
Mer...ci...Oh c'est écrit merci ! Merci beauuuuucouuup ppouuur vootre a...i...a...i...Dis Onee-chan tu lis à voix haute dis ?


Ami avait encore un peu de difficulté avec la lecture parfois. Heiji hocha de la tête sans un mot et lui lit le mot. Puis il vit la jeune fille, mettre ses cheveux derrière son oreille et confirmer ce qu'il pensait. Elle réécrit de nouveau, et de nouveau toute excitée Ami secoua la manche de son t-shirt et criant presque:

Onee-chan ! Elle écrit ! Elle écrit un nouveau mot ! Tu lis hein ?! Tu lis!

Il n'avait pas besoin de lui répondre, elle savait très bien qu'il allait accepter, il allait lui lire le nouveau mot. Et il le lui lu.

Oh tu as vu Onee-chan?! Elle a dit que j'avais de beaux cheveux et qu'ils allaient être encore plus beaux!

La petite sautillait sur place de bonheur, Heiji amusé souriait de sa naïveté. Il l'aimait aussi pour ça. Et puis elle écrit quelque chose de nouveau, plus long, dans un autre genre. Ami intriguée, ne comprenait pas pourquoi l'inconnue ne parlait pas mais écrivait, ce n'était pas bizarre ? Elle se dit que non en voyant que cela semblait normal, voir toucher son grand frère. Mais ça lui trottait dans la tête quand même...Elle chuchota alors sa question à l'oreille de son aîné. Qui d'un air sérieux lui expliqua alors:

Tu sais Ami, il y a des gens qui n'entendent pas bien ou pas du tout et qui ne peuvent pas parler parce qu'ils n'entendent pas. Comme cette demoiselle. Alors pour communiquer avec les autres, elle doit écrire. Tu vois dans ses oreilles, elle a des appareils pour percevoir les sons.

Sa voix était douce, ludique. Ami fit une drôle de tête. Elle se tourna vers l'inconnue et la regarda longuement, se mettant d'accord avec elle-même pour penser que pourtant elle avait l'air normale, des mots durs d'enfants qui résonnait différemment dans sa tête. Elle vit qu'en effet, il y avait une drôle de chose dans les oreilles de la demoiselle.

Donc elle ne va pas parler ? Elle va écrire tout le temps ? Ca doit être nul de ne pas entendre pas et de ne pas pouvoir parler...

Dit-elle en faisant une petite moue de la bouche.

Oui c'est plutôt nul, mais elle ne peut pas faire autrement.

Et dis Onee-chan, c'est écrit quoi sur le dernier mot ?

Elle tenait toujours la manche d'Heiji, comme si ça la rassurait. Cette nouvelle information sur la jeune femme, la perturbait un peu et la rendait plus timide. Et puis Heiji lui lu que la jeune femme n'habitait pas loin et qu'elle avait un peu de muscles pour pouvoir porter tous les livres. Et surtout, elle leur proposait une glace ! Perdant aussitôt sa timidité d'un instant, Ami se mit à sautiller sur place et à regarder son frère en disant:

Une glace ! Oh oui Onee-chan ! On va prendre une glace avec la dame ! Oh dis-oui s'il te plaît ! On avait dit qu'on mangerait une glace aujourd'hui ! Tu m'as promis ! Vanille-fraise même !

Est-ce que dans un contexte normal il aurait accepter ? Sans doute pas, mais dans un contexte normal il ne se serait probablement proposé à l'aider. Et cette jeune femme n'avait rien de normal à ses yeux, elle était bien plus. Elle le touchait parce qu'elle ressemblait beaucoup à Hoshi avec ce mutisme...Heiji prit un temps pour réfléchir. Il voyait les grands yeux adorables d'Ami, et puis cette douce demoiselle qui semblait gentille et fragile, et puis son regard doré se posa sur la pile de livres. Son regard, qu'on aurait presque pu qualifier pour une fois de bienveillant, se poser sur cette inconnue et il lança:

Je pense qu'on va accepter. Mais j'exige de porter la moitié des livres.
Surtout si ce n'est pas loin.


Ouiiiiii ! Youpiiii ! Des glaces ! Des glaces ! Miam !

Heiji rit à la réaction de sa petite sœur, et peu pouvait se vanter de l'avoir vu rire. Puis il se leva et prit la moitié des livres dans ses bras. Malgré son apparence il était plutôt musclé, quelque chose du genre nerveux, c'était un sportif et ce n'était pas quelques livres qui lui faisait peur. Et la demoiselle n'avait pas le choix. Puis il lui souffla à son intention, assez fort pour qu'elle l'entende mais pas Ami:

Merci...Je crois que vous allez être le soleil de sa journée. Vous avez trouvez les mots justes. Et je lui avais promis une glace ce matin. En tout cas elle vous adore déjà.

Sa voix d'ordinaire si glacial, avait quelque chose de chaleureux, il avait le regard doux, posé sur Ami. Il ne dit pas que lui aussi quelque part l'adorait déjà. Il savait au combien ce handicap était dur à vivre au quotidien. Puis il lui lâcha l'air de rien en la suivant:

Ma petite sœur s'appelle Ami et je suis Heiji.


[J'étais inspirée !!!! =D]

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